« Si la vie n’est qu’un passage, dans ce passage au moins semons des fleurs »

Montaigne

Extrait des statuts :

« l’association Prise de Terre se donne pour but de transmettre les techniques et valeurs de l’agroécologie et de la permaculture, pour une alimentation et un cadre de vie sain, local et résilient.
Ses prestations de service s’adressent aux particuliers, collectivités, associations, écoles.
Par ses études et interventions, elle propose une autre façon d’envisager le rapport à la Terre et à son environnement : gestion différenciée, permaculture, agro-foresterie, ou tout autre procédé alternatif à l’agronomie conventionnelle.

Elle fait la promotion de techniques résilientes, écologiques et économiquement intéressantes qui créent du lien social, une relative autonomie alimentaire pour une consommation d’énergies fossiles grandement limitée.
Elle se veut également un acteur territorial en faisant redécouvrir la richesse des milieux naturels de notre patrimoine, en organisant des évènements sur la thématique du jardin, de l’échange d’expérience et de produits du potager (semences, greffes, boutures).
Elle a pour but la recherche et l’expérimentation de nouvelles et d’anciennes techniques en vue de leur transmission. »

Prise de Terre, pour une prise de Conscience

L’association part d’un constat qui s’articule autour de 3 composantes fondamentales : De part son évolution historique cartésienne, techniciste et mécaniste l’humain s’est peu à peu éloigné de la Nature, le caractère imprécis de la définition même de ce mot entretient une ambiguïté dans cette relation.

Ne faisant plus partie de celle-ci, mais s’octroyant en plus un rôle de dominant et de possédant suprême, l’être humain c’est inventé une histoire hors du cycle naturel, comme étranger à la vie de la planète.

Plusieurs siècles plus tard, l’humanité se trouve face à la fin de ses certitudes et la réalité est amère :

  • urgence écologique : pollution universelle, changement climatique en cours, drames inévitables avec un parc nucléaire hors d’âge (et des déchets empoisonnés), baisse critique de la biodiversité sauvage et cultivée, disparition des écosystèmes, arrêtons là…
  • urgence humaine : explosion de la faim et de la soif dans le monde, réfugiés climatiques, guerres pour le contrôle de l’eau, explosion des cancers et autres pathologies environnementales, disparités grandissantes riches/pauvres, …
  • urgence énergétique : épuisement des réserves d’hydrocarbures impliquant la fin du pétrole bon marché et une augmentation du prix des denrées alimentaires, guerres pour l’obtention de ces dernières, déséquilibres et injustices Nord/sud pour leur exploitation et leur consommation etc…

C’est cette dichotomie entre l’humain et la Nature qui a permis cette fuite en avant et qui nous met aujourd’hui en face de nos contradictions.

Mais il y a une solution : Réconcilions l’Humain et la Nature!

Prise de Terre, pour rester connecté

L’être humain a cette chance, s’il peut détruire la Nature, de pouvoir la reconstruire, la protéger, l’améliorer même pour retrouver sa place au sein de la biosphère.

Par des différentes techniques, l’homme peut redonner vie à des sols dégradés, faire revenir la Nature dans son milieu, créer des écosystèmes comestibles uniques, tirer parti de la biodiversité plutôt que de la détruire, reconstruire un cycle de l’eau en bonne santé, etc…

Mais ce n’est pas uniquement une histoire de techniques, il s’agit surtout de changer drastiquement sa façon de voir. Travailler systématiquement (pathologiquement?) contre son environnement est bien trop coûteux en énergie humaine et pétrolière pour que cela reste rentable dans un futur proche, c’est de plus totalement désastreux et contreproductif. Le temps est venu de travailler avec la Nature et non contre Elle.

Le travail en contact et respect avec la Nature est également une formidable porte d’entrée pour retrouver un lien social (jardins partagés, mixité, intergénérationnel) dans une société individualiste à outrance et un magnifique véhicule d’échange de savoirs, de valeurs et de produits.

Peut-on nier le fait que produire une partie de son alimentation est non seulement valorisant mais également très économique? Une alimentation riche, saine et complète à la portée de toutes les bourses, sans dégrader l’environnement. Une thématique d’actualité…

Il existe de plus des techniques, des manières de réfléchir la conception d’un système agricole ou potager qui, si elles demandent un important investissement en travail au départ, permettent la réalisation de systèmes stables, complexes, autonomes, ainsi que productifs à souhaits. Ces « écosystèmes cultivés » ont également un bien plus faible besoin en eau et sont très sobres en terme d’énergie (pétrolière, main d’œuvre, transports).

Nous vous proposons de changer votre regard sur l’environnement et l’alimentation, d’apprendre et de réapprendre les bases d’un partenariat écologique, économique et vivrier avec la Nature.

Par des visites, ateliers pratiques, conférences participatives, dans la positivité et la bonne humeur. Pour partager, apprendre, découvrir… sans prise de tête!