Appelez-la agriculture urbaine, permaculture, guerilla jardinière, la reprise en main de l’espace urbain par les citoyens pour en faire des zones nourricières est en cours.

La preuve que c’est une tendance puissante et durable : le marché se développe pour répondre à des demandes de plus en plus précises et diversifiées. Bon, pour l’élan citoyen autonome, bricoleur et adepte du « système D » on repassera. Néanmoins un point de non-retour est franchi : le marché va se spécialiser de plus en plus pour s’adapter à des temps et des problématiques qui changent.

Petits exemples :

Courtesy of ©BACSAC®

Le jardin portatif, en sac. Il peut être carré, rond en jardinières, en pot, en long, ce système est entièrement modulable.

De 3L à 550L, des demandes sur mesure sont possibles :

– s’installe sur tous les sols
– convient même aux petits espaces
– accessible pour les grands et les petits

– une toile résistante au gel et traité anti-UV
– un feutre qui protège les racines
– un complexe géotextile perméable, laissant respirer la terre tout en limitant l’évaporation

On peut regretter la toile en matière plastique, mais ces créateurs pleins d’idées sauront bien nous mijoter quelque chose de plus durable dans les temps à venir.

L’ Air-Pot est un contenant en plastique recyclé et réutilisable qui grâce à son design développe activement la qualité du système racinaire des plantes.

Cette méthode révolutionnaire de culture en pot produit un système racinaire exceptionel, sans chignonage. Ce qui est impossible à obtenir avec d’autres conteneurs.

Fabriqué en HDPE (Polyéthylène Haute Densité) recyclé, l’ Air-Pot est de forme circulaire, avec une parois perforée en 3D, comme une boite d’oeuf. Il ne possède pas de surface plate pour déformer les racines et commencer le « chignonage ».

Les racines sont dirigées vers les trous d’air à l’extrémité des cônes, où la densité d’air élevée déshydrate la pointe ou, autrement dit, la coupe (air-pruning).

La réaction de la plante à ce processus de taille par l’air est la formation de plus de racines. Ainsi les plantes développent un système racinaire dense, fibreux et radiaire très rapidement.

L’ Air-Pot peut être fabriqué en plusieurs tailles, plusieurs hauteurs et peut être utilisé comme un conteneur complet avec ou sans base.

L’introduction récente d’un design amélioré du  Air-Pot qui améliore la solidité du conteneur une fois assemblé grâce à la coupe transversal de la paroi, donne aussi une réduction du temps d’assemblage.

Les avantages de l’utilisation des Air-Pots sont:

  • Elimination du chignonage racinaire.
  • Réduction des temps de croissance en pépinière.
  • Possibilité de planter toute l’année.
  • Production simplifiée.
  • Doublement, au moins, de la durée de conservation du stock de plantes.
  • Réduction des pertes.
  • Réactions supérieures de la plante en conditions climatiques extrêmes.
  • L’Air-Pot est fabriqué en HDPE recyclé.

Un réseau racinaire dense et sain



Cette fois-ci, du do-it-yourself (néanmoins basé sur du commercial) allemand.

Remarque : le site en lien est traduit de l’allemand en anglais via google translate. La traduction en français du site étant à mourir de rire, je l’ai donc laissée ici en anglais.

Un système de pots avec un un réservoir délivrant l’eau par le bas capillarité, prévenant l’engorgement des racines et permettant leur aération par le bas à travers le substrat. L’engrais potentiel est lui, distribué par le haut.

La surface est ensuite entièrement couverte de plastique pour éviter l’évaporation et le développement de « mauvaises herbes ».

Du coup, on maîtrise à 100% ce que les plantes absorbent (eau et engrais) et on limite grandement les lessivages et pollutions potentielles. Il ne reste plus qu’à trouver de la place avec suffisamment de lumière pour faire pousser les légumes : jardin, arrière-cour, patio, bacon, terrasse, toit …

Bien que le principe soit connu depuis longtemps (hydroponie), il fait l’objet d’un engouement certain depuis quelques années en Allemagne et en Europe.

Diy Growtainer [slideshare id=1459523&w=425&h=355&sc=no]
(un merci à mon grand ami Jürgen pour m’avoir fait découvrir ce système d’ Outre-Rhin).

« Le lombricompostage (ou vermicompostage) est une méthode écologique de valorisation et de transformation des déchets biodégradables en engrais naturel fondé sur l’utilisation de vers de compost.

Le lombricompostage produit deux engrais naturels, un sous forme solide, le lombricompost, l’autre liquide, le thé de compost.

Les déchets sont placés avec les vers dans un récipient appelé lombricomposteur dans lequel est reconstitué un milieu favorable. Les vers se nourrissent des déchets qu’on leur apporte, leurs déjections s’accumulent et constituent le lombricompost. L’eau contenue dans les déchets qui percole à travers le lombricompost en formation constitue le thé de compost.

Le lombricompostage nécessite peu de place et ne dégage pas (ou très peu) d’odeur, ce qui rend possible sa pratique même en appartement et en fait donc une très bonne solution à la réduction des déchets ménagers. » Source : Ekopedia

Ici une liste non exhaustive de fabricants de lombricomposteurs.

Bien entendu, et heureusement on peut (on doit?) fabriquer soit-même son lombricomposteur à peu de frais, spéciale dédicace à Marcel :

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Les temps et les problématiques changent : ce qui était une mode, il y a quelques années prend désormais une place irréversible dans le quotidien des urbains modernes. Du « développement durable » pour bobos argentés? ou une véritable et solide volonté de changer la relation entre la ville et la Nature?