Prise de Terre

Réintroduire l'Humain
dans son milieu naturel !

­

Pommes …

13 janvier 2014|

Le titre exact devrait être « Plantation d’un pré verger multiétagé à base de pommiers kazakhs, issu des principes de la permaculture dans le cantal », mais j’ai trouvé ça trop long. La forêt kazakhe, une formation forestière unique, basée sur les rosacées Au confins du Kazakhstan, au fond à droite vers le Kirghizstan, se trouve un massif forestier unique au monde, protégé depuis des millénaires par des montagnes infranchissables. L’étage dominant (la canopée) est constitué principalement de pommiers, clairsemés sur les crêtes, plus denses dans les fonds de vallées où il peut atteindre trente mètres de haut! Les étages inférieurs sont constitués de plantes pratiquement toutes comestibles : aubépine, prunier, abricotier, rose, vigne, argousier, framboisier, rhubarbe, etc. Berceau du mythe du Jardin d’Eden? Autre chose, nos amis les ours ont fait un travail admirable de sélection des variétés fruitières les plus intéressantes gustativement, en particulier sur les pommiers : certains de ces pommiers sauvages peuvent produire des fruits savoureux avec un calibre rivalisant avec des variétés commerciales! Attention cependant aux sirènes, seulement 10% de ces pommiers géants ont une valeur gustative véritable! Leur intérêt peut être ailleurs… Le malus sieversii (car il s’agit bien de lui) en tant qu’ancêtre de nos pommes actuelles est un réservoir génétique extraordinaire, en particulier pour des gènes de résistances aux maladies (tavelure en particulier). Dans le cadre d’un changement climatique ultra rapide et d’effondrement de la biodiversité, la diversité génétique est un gage de résilience fondamental. Peut-être, ces malus sieversii sauveront-ils nos pommiers des modifications qui se profilent? […]

Des nouvelles de la Ferme des Escuroux

10 octobre 2013|

Je n'ai pas énormément posté ces derniers temps, je m'en excuse mais cette année fut riche et beaucoup moins tranquille que je ne l'avais espéré cru! Pris dans pas mal de projets de formations, de designs et d'accompagnements divers, j'ai dû choisir les priorités. Aujourd'hui il pleut et je suis coincé par un lumbago détestable, il me paraît donc judicieux d'en profiter pour faire le point sur l'avancée des divers fronts de ce qui sera d'ici 3 ans je l'espère un bel exemple de système permacole adaptée à la châtaigneraie cantalienne. En préambule, je me permets de présenter le nom [...]

Introduction à la permaculture, les 12 et 13 octobre 2013 à la ferme de la Bouzigue (31)

16 septembre 2013|

Ça vous a plu, alors on continue! Les 12 et 13 octobre, nous remettons le couvert pour un nouveau week-end d'initiation à la Permaculture en Midi-Pyrénées, sur le site de la ferme écocitoyenne de la Bouzigue (à Montaigut sur Save, près de Toulouse)! De plus en plus de personnes souhaitent cultiver leur propre alimentation, retrouver une certaine autonomie et changer leur rapport avec la Nature et les Autres, trouver un projet et des pratiques en accord avec leurs valeurs et leur vision. Ce n'est pas un hasard si la permaculture est en explosion dans le monde entier. Elle apporte une [...]

Construction d’une spirale d’aromatiques

3 septembre 2013|

L’une des marottes (et ils en ont beaucoup) des permaculteurs est de supprimer les lignes droites, quelles qu’elles soient : inesthétiques, inexistantes dans la Nature et totalement dysfonctionnelles, elles seront remplacées par des lignes courbes, des formes organiques et naturelles, plus aptes à remplir des fonctions utiles à la Vie. Ces « patterns » ou motifs de la Nature sont les bases de construction du vivant et on les retrouve partout, de la cellule végétale aux grandes formations géologiques : patterns d’embranchements : érosion ravinante, arbres, éclairs, système nerveux et sanguins, bronches, etc…. patterns en « croissants » : dunes, écailles, cellules de peau, etc…. patterns sinusoïdaux : vagues, serpents, méandres, … patterns concentriques : ondes, cernes des troncs, mouvement de l’eau, … patterns « overbeck jet » ou grosso modo en coupe de champignons : flux de liquide ou de gaz pénétrant une autre substance, poumons, cerveaux, coupes transversales  de certains fruits, etc… L’overbeck jet se reconnectant sur lui-même donne aussi naissance à la forme dite « tore » ou « torus », particulièrement intéressante en terme énergétique (forme autorégulée). et enfin le pattern de spirale, du plus petit coquillage à la plus éloignée galaxie, cyclones, maelströms, spirale d’ADN, pousses de fougères et autres tiges de plantes grimpantes. Chaque série de pattern possède une ou plusieurs actions spécifiques : stocker, distribuer, concentrer, etc… Ces particularités énergétiques seront les guides, des références pour le design en permaculture. L’une des figures emblématique de la permaculture est la spirale, symbole englobant et concentrant en même temps, multidirectionnel, il incarne mieux qu’aucun autre la vision globale de la permaculture. Je vous propose aujourd’hui un petit tutorial pour construire une spirale d’aromatique. Plus qu’un passage obligé, un « marronnier » de la permaculture, cette dernière est avant tout une porte ouverte sur ses principes, une façon d’appréhender la vision et l’éthique, la réalisation d’une telle spirale ayant déjà été un support pour des cessions d’introduction à la permaculture… […]

« Imiter la Nature, hâter son oeuvre », vers une gestion respectueuse de la forêt

4 juin 2013|

Le zonage dans le design permaculturel est une juste répartition spatiale des éléments d’un système, en fonction des déplacements, de l’entretien. C’est une optimisation énergétique, rendant l’ensemble du système cohérent et soutenable. Par exemple on n’implantera pas son potager à 500m de la maison, ni son verger sous sa fenêtre (sauf si ça nous fait plaisir). Les zones sont définies à partir de la zone 0 qui est l’habitation principale. C’est logique sans doute, mais nécessaire sûrement. On aura donc : la zone 1, plus proche de la maison où l’on trouvera les herbes pour la cuisine, le potager, la zone 2, un peu plus loin, où l’on trouvera par exemple le poulailler, la zone 3, les grandes cultures, la zone 4 le verger, les pâtures, la zone 5 est la zone « sanctuaire », sauvage, un futur vivier de biodiversité, un lieu de ressourcement, d’observation… Ce que je viens de dire est un exemple volontairement succin et totalement arbitraire du fait des différentes particularités du lieu, des habitants, de leurs priorités et donc extrêmement relatif. Je ne vais pas faire un cours sur le zonage, Nicolas l’a déjà très bien fait. Dans la zone 4, on inclue aussi la production de bois de chauffage, voire de construction. C’est cette partie qui va nous intéresser aujourd’hui. La gestion des forêts peut ressembler par bien des façons à l’agriculture conventionnelle : ne parle-t-on pas d’exploitation forestière au même titre que d’exploitation agricole? Je vous invite par cet article à comprendre mieux le fonctionnement des forêts, les différentes formes de peuplements forestiers ainsi que les interrelations extrêmement complexes qu’entretiennent entre eux les différents éléments de ce système souverain. Cet article fait également partie des modules de cours que je donne dans le cadre de cours certifiés de permaculture. […]