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Débuter son potager en Permaculture, les 14 et 15 avril 2018

Les derniers frimas de l'hiver sont derrière nous, les bourgeons éclatent et le soleil commence à réchauffer le sol. Le potager nous appelle de ses vœux, plein d'espoir pour cette nouvelle saison qui s'annonce... C'est le moment de vous (re) mettre à la permaculture... ... oui, mais comment et par où commencer?? Plus on lit [...]

Le doute ma butte…

… ou petite autocritique des techniques toutes faites. A une époque où le buzz est roi, et où une mode chasse l’autre à la vitesse d’un tweet, la permaculture n’échappe pas à la règle. On ne compte plus les solutions miracles, les kits tout-en-un pour reproduire le jardin d’Eden sur votre balcon, l’autonomie en 15 jours ou comment sauver la planète avec des tours à patate. Les gens ont besoin de copier-coller facile à faire et à reproduire, des techniques, des outils qui demandent un minimum d’investissement pour un maximum de résultat (il va s’en dire). Les mythes du jardin du paresseux et de la permabondance-en-3-semaines ont la dent dure et sont, il est vrai très vendeurs. Mais contrairement à ce qui pourrait rassurer l’homme moderne occidental,  la nature ne peut être réduite à une équation mathématique simpliste et incomplète genre : Butte + paille = autosuffisance alimentaire + bonheur. Comme j’ai coutume de le dire ce n’est pas compliqué mais c’est complexe : il y a tant de paramètres à gérer (équilibres et interactions physico-chimiques, influences macro et microclimatiques, synergies ou concurrences racinaires, état du sol, état du jardinier, etc) qu’assurer quoi que ce soit est très optimiste. De là certainement ce besoin avide de trucs faciles à reproduire parce que bon, faut que ça marche. Et vite. Et de là sans doute rapidement quelques désillusions… Je parlais d’autocritique car effectivement je suis passé également par ces passage forcés, ma venue à la ferme des escuroux avait justement l’objectif de tester toutes ces techniques et d’arrêter de parler comme un livre. Je vous offre ici quelques conclusions issues de la pratique et de l’observation sur certains marronniers de la permaculture. Amis qui cherchez des solutions prêtes à l’emploi, tournez casaque! Je viens semer le trouble et la désolation dans vos buttes autofertiles et des fois, même, je paille pas mon jardin. […]

10 choses à faire cet hiver au jardin!

Ce moment de calme, de ressourcement, où le jardin apparaît sous un tout autre jour. Cette époque où le temps est différent : les jours sont pourtant les plus courts mais l’on n’est pas pressé, libéré d’une Nature vigoureuse et difficile à tenir. Les sons sont rares, la Vie calme et reposée, les allées et venues sont accompagnées de l’éternel compagnon du jardinier hivernal, j’ai nommé sieur Rouge-gorge. Alors oui, il fait froid. Statistiquement parlant, les températures sont plus basses en cette saison, c’est un fait. So what ? On s’habille bien et quand on bouge on n’a pas froid. Ça marche à tout les coups 🙂 Cette période est souvent négligée alors qu’elle est fondamentale et tellement… différente. Elle permet de prendre le temps d’affiner son système, de l’observer sous un œil nouveau et de prendre de l’avance sur le printemps et le reste de l’année. Voyons ensemble les tâches a effectuer cet hiver : […]

Transition permacole au jardin : épisode 1

Ceci est l’histoire d’un jardin et surtout d’une jardinière. Les années s’écoulent paisiblement dans ce petit havre de paix du sud de la châtaigneraie cantalienne. Le potager familial, accompagné de son comparse le verger mènent leur vie de patachons, choyés qu’ils sont par une jardinière volontaire et travailleuse. Mais le temps est ingrat et les mains de la jardinière la font de plus en plus souffrir, le plaisir du jardin devenant travail avant de terminer corvée. Les herbes indésirables et bien avisées se font un malin plaisir à pousser de plus belle. Les tontes se faisant également plus rares, elles en deviennent longues et harassantes. Les arbustes deviennent vite trop haut, trop durs à tailler pour ces mains fatiguées… Les potagers à l’ancienne, et je parle des années 70/80/90, sont des copiés-collés de l’agriculture de cette époque : intensive, interventionniste, chimique. Ma foi forts productifs mais au prix d’une dépense en eau, énergétique, pétrolière et chimique bien lourde à supporter. Et je n’ai pas parlé de la pollution… Les temps changent, les mœurs se transforment et les priorités évoluent. Je vous propose un exemple concret de transition d’un système classique vers un système nourricier beaucoup plus rentable en terme d’énergie injectée/énergie récoltée. Un jardin plus simple, moins fastidieux, limitant au maximum les interventions. Un outil de production efficace tirant sa plus-value des synergies mises en places grâce à la conception, un système quasi autonome et ne produisant aucuns déchets. […]

16 novembre 2015|Mots-clés: , , , , , |2 Commentaires

24 et 25 octobre : Introduction à la permaculture « conception de potager »!

"La permaculture est une révolution déguisée en jardinage" Mike Feingold C'est l'automne et l'heure du bilan du jardin. "Bof. 2015 fut une année moyenne : mon potager n'a pas donné grand chose, il a souffert de la sècheresse et je me suis cassé le dos à l'entretenir. Je voudrais aller vers une transition en permaculture [...]

18 et 19 juillet : week-end d’application en permaculture

La permaculture on en parle beaucoup, on fait des livres, des vidéos, des conférences, des sites etc. So what? Tous les retours que j'ai depuis que j'enseigne la permaculture sont unanimes : on veut du concret! Et bien figurez-vous que c'est la raison d'être de la la ferme des Escuroux : un lieu d'expérimentation des [...]

Introduction à la permaculture aux Escuroux, les 6 et 7 juin 2015

La Permaculture La permaculture est une science de création de systèmes autonomes et durables. Ces systèmes peuvent être bien entendus agricoles et nourriciers, mais les principes peuvent être adaptés également aux systèmes humains : vie collective, entreprise, famille… La permaculture se base sur les savoirs des sociétés traditionnelles (de même que sur les dernières avancées [...]

Un jardin (presque) sans eau

L’eau est l’élément le plus répandu sur Terre et le principal constituant de la matière vivante. Les plantes contiennent jusqu’à 85% d’eau, les bébés 75% et, par exemple, Jean-Pierre Pernault autour de 60%. Sans doute moins. C’est pourtant l’élément le plus mal réparti. En effet, 97.5% de l’eau sur Terre est… salée. Sur les 2.5% restant seulement 30% est disponible dans les nappes phréatiques (le reste se trouve dans les glaciers, le permafrost et dans l’air). L’eau totale utilisable pour les activités humaines représente donc moins de 1% de l’eau terrestre! (source). Et à savoir que près des 3/4 de cette eau est gâchée utilisée par l’agriculture. La bonne nouvelle c’est que la quantité d’eau n’a jamais changée et ne changera pas. C’est sa redistribution et sa salubrité qui posent déjà et qui vont rapidement poser problème… La gestion de l’eau en permaculture est aussi importante que l’eau l’est à la vie. C’est le point clé du design en tant que ressource fondamentale. Les stratégies mises en œuvre sont donc celles-ci : Réduire les besoins Capter/Retenir/Stocker Distribuer Purifier (l’eau qui ressort d’un système en permaculture a une qualité égale ou supérieure à l’eau d’entrée). Pour cette première partie je développerais la première stratégie « Réduire les besoins » qui est simple à mettre en œuvre et la clé de voûte de la gestion. Comme on dit en Auvergne : « le premier sou économisé est celui qu’on ne dépense pas », et bien ça marche aussi avec l’eau. On ne louera jamais assez le bon sens auvergnat… […]

Pommes …

Le titre exact devrait être « Plantation d’un pré verger multiétagé à base de pommiers kazakhs, issu des principes de la permaculture dans le cantal », mais j’ai trouvé ça trop long. La forêt kazakhe, une formation forestière unique, basée sur les rosacées Au confins du Kazakhstan, au fond à droite vers le Kirghizstan, se trouve un massif forestier unique au monde, protégé depuis des millénaires par des montagnes infranchissables. L’étage dominant (la canopée) est constitué principalement de pommiers, clairsemés sur les crêtes, plus denses dans les fonds de vallées où il peut atteindre trente mètres de haut! Les étages inférieurs sont constitués de plantes pratiquement toutes comestibles : aubépine, prunier, abricotier, rose, vigne, argousier, framboisier, rhubarbe, etc. Berceau du mythe du Jardin d’Eden? Autre chose, nos amis les ours ont fait un travail admirable de sélection des variétés fruitières les plus intéressantes gustativement, en particulier sur les pommiers : certains de ces pommiers sauvages peuvent produire des fruits savoureux avec un calibre rivalisant avec des variétés commerciales! Attention cependant aux sirènes, seulement 10% de ces pommiers géants ont une valeur gustative véritable! Leur intérêt peut être ailleurs… Le malus sieversii (car il s’agit bien de lui) en tant qu’ancêtre de nos pommes actuelles est un réservoir génétique extraordinaire, en particulier pour des gènes de résistances aux maladies (tavelure en particulier). Dans le cadre d’un changement climatique ultra rapide et d’effondrement de la biodiversité, la diversité génétique est un gage de résilience fondamental. Peut-être, ces malus sieversii sauveront-ils nos pommiers des modifications qui se profilent? […]

Des nouvelles de la Ferme des Escuroux

Je n'ai pas énormément posté ces derniers temps, je m'en excuse mais cette année fut riche et beaucoup moins tranquille que je ne l'avais espéré cru! Pris dans pas mal de projets de formations, de designs et d'accompagnements divers, j'ai dû choisir les priorités. Aujourd'hui il pleut et je suis coincé par un lumbago détestable, [...]