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Des nouvelles de la ferme des Escuroux

« Une patience infinie donne des résultats immédiats », Confusius Les choses avancent, les plantes poussent, les animaux se multiplient. Cela fera 5 ans cette année que nous avons repris ce qui ne pouvait même plus s’appeler une ferme, avec la présomptueuse  intention d’en faire un lieu en permaculture. Quelle audace, surtout quand on savait à peine faire un trou à la visseuse! Et pourtant… Arrivé tel un chien fou sur le lieu, prêt à retourner à la pelle mes presque 2 hectares pour en faire le Krameterhof d’Auvergne, j’ai dû brider mon enthousiasme à des tâches beaucoup plus « domestiques » (domos : la maison) dont je n’estimais ni la longueur ni la portée… Isolation, enduits, électricité, plomberie, création de 4 chambres plus une salle de bain, vous transforment un homme! Et vous bouffe accessoirement tout votre temps et vos sous… De plus certains changements rapides dans ma vie personnelle m’ont obligé à accélérer mon « retour actif vers l’emploi », limitant de fait le temps investi sur place. L’habitation étant désormais quasiment terminée, je vais désormais pouvoir me consacrer un peu plus aux 56 chantiers différents qui m’attendent dehors… […]

Concevoir sa forêt fruitière par le greffage « sauvage », les 4 et 5 mars

Nous vous invitons les 4 et 5 mars à 2 jours exceptionnels : une cession de formation sur la création de forêt-jardin couplée avec un stage de greffe orientée "sauvage" aura lieue sur le site de la ferme des Escuroux ainsi qu'à l'Auberge de Concasty La forêt-jardin (ou forêt fruitière ou jardin-forêt ou jardin-verger) est [...]

Cours de Design en Permaculture (PDC) dans le cantal du 4 au 16 juillet!

"L’élève n'est pas un vase qu'on remplit, mais un feu qu'on allume", Montaigne L'association Prise de Terre, organisme de formation agrée et fournisseur officiel de contenu en permaculture et agroécologie depuis 2011, organise votre formation permaculture de l'été : du 4 au 16 juillet son premier Cours de Design en Permaculture (PDC pour permaculture design [...]

10 choses à faire cet hiver au jardin!

Ce moment de calme, de ressourcement, où le jardin apparaît sous un tout autre jour. Cette époque où le temps est différent : les jours sont pourtant les plus courts mais l’on n’est pas pressé, libéré d’une Nature vigoureuse et difficile à tenir. Les sons sont rares, la Vie calme et reposée, les allées et venues sont accompagnées de l’éternel compagnon du jardinier hivernal, j’ai nommé sieur Rouge-gorge. Alors oui, il fait froid. Statistiquement parlant, les températures sont plus basses en cette saison, c’est un fait. So what ? On s’habille bien et quand on bouge on n’a pas froid. Ça marche à tout les coups 🙂 Cette période est souvent négligée alors qu’elle est fondamentale et tellement… différente. Elle permet de prendre le temps d’affiner son système, de l’observer sous un œil nouveau et de prendre de l’avance sur le printemps et le reste de l’année. Voyons ensemble les tâches a effectuer cet hiver : […]

Vers une agriculture du carbone

Dans la lignée des thématiques mainstream en vogue, l’écologie climato-centrée a la part belle. Pour lutter contre le dérèglement climatique, on nous vend que toutes les initiatives se valent, tous ensemble pour le climat ! Oui, mais le péquin moyen, urbain et surtout s’il est pauvre, n’a pas grand-chose à faire à part regarder l’eau monter… Une fois de plus, les principaux responsables, figures sans visages du « système » (voir les mécènes de la COP21) profitent de cette occasion pour se refaire une image verte (avec une feuille sur le logo en haut à droite) et certains de tenter de nous vendre de fausses solutions technologiques à des problèmes technologiques. Histoire de manger encore sur le mort… Mais comme dit Bill Mollison, co-père de la permaculture,  « Alors que les problèmes du monde sont de plus en plus compliqués, leurs solutions sont honteusement simples ». Solutions ? Une fois de plus la sobriété, ce qui ne plaira pas aux mécènes cités plus haut. Et puis il s’agit de savoir d’où vient ce carbone qui met le bazar sur notre planète… dans tous les cas de figures, il vient de sous nos pieds. Au sens strict, l’agriculture produit 10% à 12% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. Mais, si l’on inclut la déforestation des forêts tropicales (notamment pour produire de l’huile de palme ou du soja) ou l’urbanisation (artificialisation et perte des terres agricoles), ce chiffre grimpe jusqu’à 24%, selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Un quart des émissions de gaz à effet de serre ! alors que le terme «agriculture» ne figure qu’une seule fois dans le texte de négociations pour la COP21 de Paris validé à Genève en février dernier ! Dans cette super conférence qui va sauver la planète financée par ceux qui la détruisent on fait donc l’impasse sur 1/4 du problème de fond. Heureusement, les solutions sont et restent honteusement simples, et en exclusivité, Prise de Terre va vous dire comment sauver le monde. […]

24 et 25 octobre : Introduction à la permaculture « conception de potager »!

"La permaculture est une révolution déguisée en jardinage" Mike Feingold C'est l'automne et l'heure du bilan du jardin. "Bof. 2015 fut une année moyenne : mon potager n'a pas donné grand chose, il a souffert de la sècheresse et je me suis cassé le dos à l'entretenir. Je voudrais aller vers une transition en permaculture [...]

Introduction à la permaculture aux Escuroux, les 6 et 7 juin 2015

La Permaculture La permaculture est une science de création de systèmes autonomes et durables. Ces systèmes peuvent être bien entendus agricoles et nourriciers, mais les principes peuvent être adaptés également aux systèmes humains : vie collective, entreprise, famille… La permaculture se base sur les savoirs des sociétés traditionnelles (de même que sur les dernières avancées [...]

Formation « Concevoir votre espace nourricier grâce au design »

La Nature procure les meilleurs exemples de systèmes complexes, abondants et autonomes. Nos systèmes agricoles industriels ne respectant ni les sols ni les plantes (ni les humains) engendrent des déséquilibres qui demandent énormément d’énergie pour être compensés : traitements phytosanitaires, irrigation, désherbages, pollution, transports, retraitements, recyclage, pétrole etc… Ces palliatifs engendrent des coûts écologiques, économiques et humains dont on peut se poser la question de savoir s’ils sont légitimes et nécessaires dans un contexte de raréfaction du pétrole, de destruction des sols agricoles et de la biodiversité… Nos anciens (les vrais, hein, pas ceux de maintenant) avaient des productions extrêmement diversifiées, de qualité et sans pour autant détruire la biosphère, le tout sans pétrole, tracteurs, irrigation et sans avoir des centaines d’hectares empruntés au crédit agricole. Ils utilisaient avec finesse tout ce qui était à leur disposition en optimisant chaque élément de leur système. Ils n’avaient pas la permaculture mais une chose précieuse qui nous manque totalement aujourd’hui : le bon sens. En cette époque post-moderne où les incertitudes économiques, écologiques et sociales sont grandissantes, il est rassurant (et révolutionnaire) d’élaborer son espace nourricier sain et productif pour soi, sa famille, sa communauté. Mais par où commencer? avec quoi? et où?? C’est l’objet de la formation que nous proposons les 18 et 19 avril. Je vous présente ici brièvement l’objectif et la méthodologie du design en permaculture qui n’est rien d’autre qu’une boîte à outils pour se rapprocher du bon sens et pouvoir créer des systèmes résilients, très productifs, sur la plus petite surface possible. Pour le plaisir, le porte-monnaie, la santé… et les périodes de vache maigre… […]