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Débuter son potager en Permaculture, les 14 et 15 avril 2018

Les derniers frimas de l'hiver sont derrière nous, les bourgeons éclatent et le soleil commence à réchauffer le sol. Le potager nous appelle de ses vœux, plein d'espoir pour cette nouvelle saison qui s'annonce... C'est le moment de vous (re) mettre à la permaculture... ... oui, mais comment et par où commencer?? Plus on lit [...]

Le retour au Saltus (2/2)

Recréer un système agronomique artificiel : ager/saltus/silva   Cette hyper fertilité (matières organiques, minéraux, associations microbiennes et fongiques) présente sur place est conditionnée par la présence d’un couvert forestier à un stade suffisamment avancé. La disparition de la Silva va entraîner une crise de cette fertilité. Les hommes ont mangé leur pain blanc et vont devoir mettre en place des transferts de fertilité artificiels, créer de nouvelles stratégies pour retrouver la possibilité de cultiver leurs plantes annuelles dans de bonnes conditions. A partir de l’antiquité on va définir 3 typologies de territoires agricoles. Héritée des romains (qui l’ont peut-être hérité des gaulois, très bons agriculteurs), cette nomenclature a profondément marqué le territoire rural et est à la base de cette nouvelle stratégie agricole post-brûlis : l’ager : les zones cultivées à proprement parler : céréales, légumineuses. Ce sont des zones ouvertes, principalement labourées. La fertilité doit être importée car on est en début de succession écologique (retour à la tabula rasa) et tout est exporté pour l’Homme le saltus : zones peu ou pas exploitées. Il comprend les prairies permanentes et tout un patchwork de zones semi-naturelles avec une dominance boisée : pré-vergers, ripisylve, haies, bandes enherbées, broussailles, zones humides etc… C’est principalement le lieu du pacage, l’Homme laissant au bétail le soin d’entretenir le saltus la silva : la forêt sauvage ou exploitée. […]

Le retour au Saltus (1/2)

Je vous propose aujourd’hui une tentative de mise en contexte de la permaculture au niveau historique. Rien moins que ça. En remontant le temps et l’évolution des techniques agricoles nous allons tenter de comprendre ce qu’il se passe actuellement, dans cette transition agricole qui émerge peu à peu sur les ruines de l’ancienne. Nous allons voir que, loin de la génération spontanée, la permaculture est l’évolution moderne de systèmes agronomiques qui accompagnent l’humain depuis la nuit des temps. C’est une tentative, si besoin était de la légitimer encore un peu plus et de comprendre que loin d’être un truc de bobos des villes, elle est véritablement, telle que Mollison et Holmgren en leur temps l’avait définie, le moyen de construire une société humaine durable. C’est un voyage passionnant mais un peu long, c’est pourquoi je l’ai scindé en 2 parties. Ce texte est à la base issu de recherches et de questionnements personnels sur une question qui me taraude quasi-quotidiennement, concernant le rapport à notre environnement et sur l’agriculture plus précisément : « comment diable en est-on arrivé là? ». Comment les processus de fabrication de notre alimentation déséquilibrée peuvent-ils être néfastes à ce point pour la biosphère? Pourquoi le simple fait de produire une céréale annuelle demande-t-il autant d’énergie et procure-t-il autant de désagréments biologiques? Notre système agricole (comme le reste de la société d’ailleurs) est un clignement d’œil à l’échelle de l’Humain. Ce qu’il tient pour acquis et la norme ne le nourrit pourtant que depuis quelques siècles en regard de ces millions d’années de chasse et de cueillette. Et au vu des résultats ce système ne le nourrira plus bien longtemps… En se penchant sur le passé on peut tenter d’entrevoir le déroulement à travers le temps et l’espace du fil de cette grande Histoire de l’agriculture. Une histoire qui se perd dans les brumes des grandes forêts hercyniennes pour finir dans les sols morts de nos grandes cultures. Le recul et la causalité permettent de mieux comprendre comment, de l’état de Nature, l’humain est arrivé à détruire son propre environnement pour pouvoir perdurer en tant qu’espèce. L’homo sapiens a vécu de longue périodes dans des conditions drastiquement différentes de ce qu’elle tient pour immuable aujourd’hui. Nous allons voir que les bribes de cette mémoire peuvent nous permettre d’imaginer des solutions pour perdurer durablement cette fois dans le futur, en allant dans un sens que nous n’aurions jamais dû cesser de suivre, celui de la Nature. Et il se trouve que ces solutions émergent de plus en plus d’elles-même en ce moment, un « pont » temporel qui nous fera peut-être retrouver notre place au sein des écosystèmes… […]

Les fixateurs d’azote en permaculture

Dans un système en permaculture durable et résilient, chaque élément doit avoir plusieurs fonctions. Une des fonctions fondamentales au bon fonctionnement d’un écosystème (cultivé ou naturel) est celle de fixateur d’azote. Pour plus d’infos sur les guildes voir ici et ici. Kesako? Certaines plantes, dont en particulier la famille des légumineuses (fabacées), ont la particularité de fixer l’azote atmosphérique par le biais de symbiose avec des bactéries (rhizobium) situées dans leurs racines : c’est ce qu’on appelle des nodosités. Et l’azote, c’est un peu le carburant des plantes et de la photosynthèse en général, il a un rôle clé dans le métabolisme et la croissance. Ces plantes rendent biodisponible cet azote pour les autres à la faveur d’une taille ou de leur mort, voici donc l’alternative toute trouvée pour les engrais azotés et les effluents d’élevage. Le tissu conducteur apporte à la nodosité les glucides et autres substances organiques nécessaires au métabolisme cellulaire. Il transporte aussi les composés azotés produits dans la nodosité vers le cylindre central, qui les distribuera dans toute la plante.  […]

10 choses à faire cet hiver au jardin!

Ce moment de calme, de ressourcement, où le jardin apparaît sous un tout autre jour. Cette époque où le temps est différent : les jours sont pourtant les plus courts mais l’on n’est pas pressé, libéré d’une Nature vigoureuse et difficile à tenir. Les sons sont rares, la Vie calme et reposée, les allées et venues sont accompagnées de l’éternel compagnon du jardinier hivernal, j’ai nommé sieur Rouge-gorge. Alors oui, il fait froid. Statistiquement parlant, les températures sont plus basses en cette saison, c’est un fait. So what ? On s’habille bien et quand on bouge on n’a pas froid. Ça marche à tout les coups 🙂 Cette période est souvent négligée alors qu’elle est fondamentale et tellement… différente. Elle permet de prendre le temps d’affiner son système, de l’observer sous un œil nouveau et de prendre de l’avance sur le printemps et le reste de l’année. Voyons ensemble les tâches a effectuer cet hiver : […]

24 et 25 octobre : Introduction à la permaculture « conception de potager »!

"La permaculture est une révolution déguisée en jardinage" Mike Feingold C'est l'automne et l'heure du bilan du jardin. "Bof. 2015 fut une année moyenne : mon potager n'a pas donné grand chose, il a souffert de la sècheresse et je me suis cassé le dos à l'entretenir. Je voudrais aller vers une transition en permaculture [...]

Un jardin (presque) sans eau

L’eau est l’élément le plus répandu sur Terre et le principal constituant de la matière vivante. Les plantes contiennent jusqu’à 85% d’eau, les bébés 75% et, par exemple, Jean-Pierre Pernault autour de 60%. Sans doute moins. C’est pourtant l’élément le plus mal réparti. En effet, 97.5% de l’eau sur Terre est… salée. Sur les 2.5% restant seulement 30% est disponible dans les nappes phréatiques (le reste se trouve dans les glaciers, le permafrost et dans l’air). L’eau totale utilisable pour les activités humaines représente donc moins de 1% de l’eau terrestre! (source). Et à savoir que près des 3/4 de cette eau est gâchée utilisée par l’agriculture. La bonne nouvelle c’est que la quantité d’eau n’a jamais changée et ne changera pas. C’est sa redistribution et sa salubrité qui posent déjà et qui vont rapidement poser problème… La gestion de l’eau en permaculture est aussi importante que l’eau l’est à la vie. C’est le point clé du design en tant que ressource fondamentale. Les stratégies mises en œuvre sont donc celles-ci : Réduire les besoins Capter/Retenir/Stocker Distribuer Purifier (l’eau qui ressort d’un système en permaculture a une qualité égale ou supérieure à l’eau d’entrée). Pour cette première partie je développerais la première stratégie « Réduire les besoins » qui est simple à mettre en œuvre et la clé de voûte de la gestion. Comme on dit en Auvergne : « le premier sou économisé est celui qu’on ne dépense pas », et bien ça marche aussi avec l’eau. On ne louera jamais assez le bon sens auvergnat… […]

Restitutions de la journée « maraîchage sur sol vivant » du 4 décembre 2012

Organisée par l’association « jardinons sol vivant » de Gilles Domenech et « Gaia Consulting » de Caroline Hebert, cette journée qui s’est tenue à Auch a rassemblé près de 250 personnes. Un vrai succès pour une vraie demande de la part de porteurs de projets, de chercheurs, de maraîchers à aller vers des techniques respectueuses de la vie du sol. Un magnifique moment d’échange également, ainsi qu’une mise en réseau pour continuer sur la lancée féconde de cette journée. L’agriculture de demain s’ébauche aujourd’hui, une agriculture respectueuse de la vie du sol, à faibles besoins énergétiques, non polluante, locale, résiliente et qui laisse le sol toujours plus riche et plus fertile. Je vous laisse donc avec la restitution que j’ai directement pompée sans aucuns scrupules sur le site de Gaia Consulting. Il y a beaucoup de ressources documentaires (pdf, audio, video) ainsi que des interviews. Enjoy! […]

Droit aux buttes

On les voit fleurir un peu partout, elles représentent une vraie révolution dans notre relation au sol et notre façon de cultiver. Symboles par excellence de l’agroécologie mais surtout de la permaculture (avec la poule), elles n’en sont pourtant qu’un élément parmi d’autres. La butte de permaculture représentent l’antithèse du jardin à la papa : un espace riche et vivant, résistant à la sécheresse, à l’excès de pluie, un espace multidimensionnel extrêmement productif qui peut même être auto-fertile. L’observation et l’imitation de la Nature nous ouvre de nouvelles portes délivrées du travail du sol, des intrants chimiques et du pétrole, pour une agriculture non plate, non linéaire, vivante et qui crée de la fertilité. Explications. […]