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Concevoir sa forêt fruitière par le greffage « sauvage », les 4 et 5 mars

Nous vous invitons les 4 et 5 mars à 2 jours exceptionnels : une cession de formation sur la création de forêt-jardin couplée avec un stage de greffe orientée "sauvage" aura lieue sur le site de la ferme des Escuroux ainsi qu'à l'Auberge de Concasty La forêt-jardin (ou forêt fruitière ou jardin-forêt ou jardin-verger) est [...]

Le retour au Saltus (2/2)

Recréer un système agronomique artificiel : ager/saltus/silva   Cette hyper fertilité (matières organiques, minéraux, associations microbiennes et fongiques) présente sur place est conditionnée par la présence d’un couvert forestier à un stade suffisamment avancé. La disparition de la Silva va entraîner une crise de cette fertilité. Les hommes ont mangé leur pain blanc et vont devoir mettre en place des transferts de fertilité artificiels, créer de nouvelles stratégies pour retrouver la possibilité de cultiver leurs plantes annuelles dans de bonnes conditions. A partir de l’antiquité on va définir 3 typologies de territoires agricoles. Héritée des romains (qui l’ont peut-être hérité des gaulois, très bons agriculteurs), cette nomenclature a profondément marqué le territoire rural et est à la base de cette nouvelle stratégie agricole post-brûlis : l’ager : les zones cultivées à proprement parler : céréales, légumineuses. Ce sont des zones ouvertes, principalement labourées. La fertilité doit être importée car on est en début de succession écologique (retour à la tabula rasa) et tout est exporté pour l’Homme le saltus : zones peu ou pas exploitées. Il comprend les prairies permanentes et tout un patchwork de zones semi-naturelles avec une dominance boisée : pré-vergers, ripisylve, haies, bandes enherbées, broussailles, zones humides etc… C’est principalement le lieu du pacage, l’Homme laissant au bétail le soin d’entretenir le saltus la silva : la forêt sauvage ou exploitée. […]

Le retour au Saltus (1/2)

Je vous propose aujourd’hui une tentative de mise en contexte de la permaculture au niveau historique. Rien moins que ça. En remontant le temps et l’évolution des techniques agricoles nous allons tenter de comprendre ce qu’il se passe actuellement, dans cette transition agricole qui émerge peu à peu sur les ruines de l’ancienne. Nous allons voir que, loin de la génération spontanée, la permaculture est l’évolution moderne de systèmes agronomiques qui accompagnent l’humain depuis la nuit des temps. C’est une tentative, si besoin était de la légitimer encore un peu plus et de comprendre que loin d’être un truc de bobos des villes, elle est véritablement, telle que Mollison et Holmgren en leur temps l’avait définie, le moyen de construire une société humaine durable. C’est un voyage passionnant mais un peu long, c’est pourquoi je l’ai scindé en 2 parties. Ce texte est à la base issu de recherches et de questionnements personnels sur une question qui me taraude quasi-quotidiennement, concernant le rapport à notre environnement et sur l’agriculture plus précisément : « comment diable en est-on arrivé là? ». Comment les processus de fabrication de notre alimentation déséquilibrée peuvent-ils être néfastes à ce point pour la biosphère? Pourquoi le simple fait de produire une céréale annuelle demande-t-il autant d’énergie et procure-t-il autant de désagréments biologiques? Notre système agricole (comme le reste de la société d’ailleurs) est un clignement d’œil à l’échelle de l’Humain. Ce qu’il tient pour acquis et la norme ne le nourrit pourtant que depuis quelques siècles en regard de ces millions d’années de chasse et de cueillette. Et au vu des résultats ce système ne le nourrira plus bien longtemps… En se penchant sur le passé on peut tenter d’entrevoir le déroulement à travers le temps et l’espace du fil de cette grande Histoire de l’agriculture. Une histoire qui se perd dans les brumes des grandes forêts hercyniennes pour finir dans les sols morts de nos grandes cultures. Le recul et la causalité permettent de mieux comprendre comment, de l’état de Nature, l’humain est arrivé à détruire son propre environnement pour pouvoir perdurer en tant qu’espèce. L’homo sapiens a vécu de longue périodes dans des conditions drastiquement différentes de ce qu’elle tient pour immuable aujourd’hui. Nous allons voir que les bribes de cette mémoire peuvent nous permettre d’imaginer des solutions pour perdurer durablement cette fois dans le futur, en allant dans un sens que nous n’aurions jamais dû cesser de suivre, celui de la Nature. Et il se trouve que ces solutions émergent de plus en plus d’elles-même en ce moment, un « pont » temporel qui nous fera peut-être retrouver notre place au sein des écosystèmes… […]

Cours de Design en Permaculture (PDC) dans le cantal du 4 au 16 juillet!

"L’élève n'est pas un vase qu'on remplit, mais un feu qu'on allume", Montaigne L'association Prise de Terre, organisme de formation agrée et fournisseur officiel de contenu en permaculture et agroécologie depuis 2011, organise votre formation permaculture de l'été : du 4 au 16 juillet son premier Cours de Design en Permaculture (PDC pour permaculture design [...]

13 et 14 février : Concevoir sa forêt fruitière par le greffage « sauvage »

Nous vous proposons les 13 et 14 février 2 jours exceptionnels : une cession de formation sur la création de forêt-jardin orientée "sauvage" aura lieue sur le site de la ferme des Escuroux. La forêt-jardin (ou forêt fruitière ou jardin-forêt ou jardin-verger) est composée d’arbres fruitiers, d’arbustes et d’arbrisseaux à fruits, baies et coques ainsi [...]

19 et 20 septembre aux Escuroux : « Concevoir sa forêt-jardin : un espace d’abondance inspiré de la Nature »

Fini le potager à la papa, nous vous proposons de changer d'ère et d'imaginer un espace nourricier inclusif, autonome et très productif. Nous vous invitons ni plus ni moins à passer à une agriculture de cueillette! La forêt-jardin (ou forêt fruitière ou jardin-forêt ou jardin-verger ou ...) est composée d’arbres fruitiers, d’arbustes et d’arbrisseaux à [...]

1 septembre 2015|Mots-clés: , , , , |0 commentaire

Forêt-jardin : l’agroforesterie 2.0?

L’être humain est ainsi fait qu’il redécouvre sans cesse ce qu’il a oublié quelques générations auparavant. Le fait est que ces dernières décennies, nous avons ÉNORMÉMENT oublié de ce qui se faisait en terme vivriers durant les siècles précédents. Le Bec Hellouin redécouvrant le maraîchage bio-intensif qui est peu ou prou ce qui se faisait autrefois autour de Paris est un exemple. Une autre réinvention de roue est l’agroforesterie. Très en vogue actuellement, prônée jusque par le Ministère de l’Agriculture, cette technique « innovante » existe depuis des siècles dans toutes les régions. La séparation de l’arbre et des cultures est en fait très récente (mécanisation + remembrement + spécialisation = coupe des arbres). Il existait des centaines de systèmes très bien pensés, spécifiques à chaque biotope et production alliant des productions fruitières, de bois, de matériaux à des cultures plus classiques : vigne, céréales, élevage, etc… En permaculture on recherche la complexité, non par penchant masochiste mais pour la résilience de nos systèmes (faculté de résister à un bouleversement). Plus il y a d’éléments, plus les interactions seront nombreuses, les productions diversifiées et les synergies possibles. La forêt, stade ultime d’évolution naturelle des écosystèmes sous nos climats, possède environ 7 étages (voir là). L’agroforesterie propose 2 étages de production (cultures annuelles ou prairie et strate arborée). Qui peux le plus peux le moins : je vous propose un petit résumé du travail de consultant que j’ai réalisé en Bourgogne (en partenariat avec le CDA) sur la conception d’un système de maraîchage en agroforesterie, incluant un sous-étage multifonctionnel et productif. […]

31 décembre 2014|Mots-clés: , , , , , |24 Commentaires