­

Débuter son potager en Permaculture, les 14 et 15 avril 2018

Les derniers frimas de l'hiver sont derrière nous, les bourgeons éclatent et le soleil commence à réchauffer le sol. Le potager nous appelle de ses vœux, plein d'espoir pour cette nouvelle saison qui s'annonce... C'est le moment de vous (re) mettre à la permaculture... ... oui, mais comment et par où commencer?? Plus on lit [...]

Des nouvelles de la ferme des Escuroux

« Une patience infinie donne des résultats immédiats », Confusius Les choses avancent, les plantes poussent, les animaux se multiplient. Cela fera 5 ans cette année que nous avons repris ce qui ne pouvait même plus s’appeler une ferme, avec la présomptueuse  intention d’en faire un lieu en permaculture. Quelle audace, surtout quand on savait à peine faire un trou à la visseuse! Et pourtant… Arrivé tel un chien fou sur le lieu, prêt à retourner à la pelle mes presque 2 hectares pour en faire le Krameterhof d’Auvergne, j’ai dû brider mon enthousiasme à des tâches beaucoup plus « domestiques » (domos : la maison) dont je n’estimais ni la longueur ni la portée… Isolation, enduits, électricité, plomberie, création de 4 chambres plus une salle de bain, vous transforment un homme! Et vous bouffe accessoirement tout votre temps et vos sous… De plus certains changements rapides dans ma vie personnelle m’ont obligé à accélérer mon « retour actif vers l’emploi », limitant de fait le temps investi sur place. L’habitation étant désormais quasiment terminée, je vais désormais pouvoir me consacrer un peu plus aux 56 chantiers différents qui m’attendent dehors… […]

Le doute ma butte…

… ou petite autocritique des techniques toutes faites. A une époque où le buzz est roi, et où une mode chasse l’autre à la vitesse d’un tweet, la permaculture n’échappe pas à la règle. On ne compte plus les solutions miracles, les kits tout-en-un pour reproduire le jardin d’Eden sur votre balcon, l’autonomie en 15 jours ou comment sauver la planète avec des tours à patate. Les gens ont besoin de copier-coller facile à faire et à reproduire, des techniques, des outils qui demandent un minimum d’investissement pour un maximum de résultat (il va s’en dire). Les mythes du jardin du paresseux et de la permabondance-en-3-semaines ont la dent dure et sont, il est vrai très vendeurs. Mais contrairement à ce qui pourrait rassurer l’homme moderne occidental,  la nature ne peut être réduite à une équation mathématique simpliste et incomplète genre : Butte + paille = autosuffisance alimentaire + bonheur. Comme j’ai coutume de le dire ce n’est pas compliqué mais c’est complexe : il y a tant de paramètres à gérer (équilibres et interactions physico-chimiques, influences macro et microclimatiques, synergies ou concurrences racinaires, état du sol, état du jardinier, etc) qu’assurer quoi que ce soit est très optimiste. De là certainement ce besoin avide de trucs faciles à reproduire parce que bon, faut que ça marche. Et vite. Et de là sans doute rapidement quelques désillusions… Je parlais d’autocritique car effectivement je suis passé également par ces passage forcés, ma venue à la ferme des escuroux avait justement l’objectif de tester toutes ces techniques et d’arrêter de parler comme un livre. Je vous offre ici quelques conclusions issues de la pratique et de l’observation sur certains marronniers de la permaculture. Amis qui cherchez des solutions prêtes à l’emploi, tournez casaque! Je viens semer le trouble et la désolation dans vos buttes autofertiles et des fois, même, je paille pas mon jardin. […]

Cours de Design en Permaculture (PDC) dans le cantal du 4 au 16 juillet!

"L’élève n'est pas un vase qu'on remplit, mais un feu qu'on allume", Montaigne L'association Prise de Terre, organisme de formation agrée et fournisseur officiel de contenu en permaculture et agroécologie depuis 2011, organise votre formation permaculture de l'été : du 4 au 16 juillet son premier Cours de Design en Permaculture (PDC pour permaculture design [...]

Des légumes en plein hiver

Qui ne s’est jamais vu sortir le nez de son trou à partir seulement d’une somme cumulée de 30 jours sans pluie et d’une température moyenne de 20 degrés? Cultiver vitevite des légumes d’été pleins d’eau style tomates cerises et salades pour accompagner barbecues et rosés, et rentrer hiberner au mois de septembre parce qu’il fait froid, c’est la rentrée et puis-j’ai-pas-que-ça-à-faire? Mais ça, c’était avant. Pourquoi? d’abord parce que vous allez lire ce modeste billet qui vous expliquera qu’on peut cultiver une grande quantité de légumes pour se nourrir même pendant la saison froide. Ensuite parce qu’il est temps de se prendre en main (et sa nourriture) toute l’année et ce, même en dehors de la saison du Tour de France. Car gardez toujours à l’esprit que l’Hiver arrive… […]

Légumes vivaces en maraîchage bio : une approche permaculturelle

Voici le résumé d’une formation que j’ai donné au Groupement Régional d’Agriculture Biologique (GRAB) de Haute-Normandie. Suite à mon article « tour d’horizon des légumes perpétuels et vivaces », j’ai eu beaucoup de questions et de demandes d’approfondissements. Cette modeste formation tente donc d’aller plus loin en proposant des pistes de réflexions pour intégrer des productions pérennes en maraîchage biologique, par une approche permaculturelle. J’ai réalisé également des fiches de culture de 15 légumes vivaces, depuis les plus connus aux plus exotiques que je laisse en téléchargement libre à la fin de l’article. […]

Légumes vivaces et perpétuels : tour d’horizon

A une époque où l’on cuisine du durable (et pas que de lapin) à toutes les sauces, peut-être est-il bon de réfléchir à de nouvelles manières d’envisager nos propres légumes. Le jardinage ne serait-il pas lui aussi soumis à la frénésie consumériste au même titre que le reste? Nos légumes actuels sont le fruit d’une sélection basée sur une certaine façon de cultiver, de « consommer » le jardin. De plus une grande partie de nos cultures nous vient de pays situés sous des latitudes plus clémentes, ce qui implique un travail conséquent pour adapter ces cultures : semis au chaud, rempotages successifs, amendements spécifiques, irrigation importante, soleil et chaleur … Il faut qu’on les adapte à un environnement qui n’est pas le leur et si on a mal bouclé notre affaire, elles souffrent ce qui engendre développement de maladies cryptogamiques, multiplication de parasites et donc : traitements, etc. Le cercle vicieux le plus équitablement partagé dans le monde… […]

18 août 2011|Mots-clés: , |26 Commentaires