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Pommes …

Le titre exact devrait être « Plantation d’un pré verger multiétagé à base de pommiers kazakhs, issu des principes de la permaculture dans le cantal », mais j’ai trouvé ça trop long. La forêt kazakhe, une formation forestière unique, basée sur les rosacées Au confins du Kazakhstan, au fond à droite vers le Kirghizstan, se trouve un massif forestier unique au monde, protégé depuis des millénaires par des montagnes infranchissables. L’étage dominant (la canopée) est constitué principalement de pommiers, clairsemés sur les crêtes, plus denses dans les fonds de vallées où il peut atteindre trente mètres de haut! Les étages inférieurs sont constitués de plantes pratiquement toutes comestibles : aubépine, prunier, abricotier, rose, vigne, argousier, framboisier, rhubarbe, etc. Berceau du mythe du Jardin d’Eden? Autre chose, nos amis les ours ont fait un travail admirable de sélection des variétés fruitières les plus intéressantes gustativement, en particulier sur les pommiers : certains de ces pommiers sauvages peuvent produire des fruits savoureux avec un calibre rivalisant avec des variétés commerciales! Attention cependant aux sirènes, seulement 10% de ces pommiers géants ont une valeur gustative véritable! Leur intérêt peut être ailleurs… Le malus sieversii (car il s’agit bien de lui) en tant qu’ancêtre de nos pommes actuelles est un réservoir génétique extraordinaire, en particulier pour des gènes de résistances aux maladies (tavelure en particulier). Dans le cadre d’un changement climatique ultra rapide et d’effondrement de la biodiversité, la diversité génétique est un gage de résilience fondamental. Peut-être, ces malus sieversii sauveront-ils nos pommiers des modifications qui se profilent? […]

Vers la forêt comestible

Et si la microscopique parenthèse agricole productiviste était arrivée au bout de son existence? Et si une autre façon de cultiver, d’imaginer sa relation à la nourriture, à la production de sa nourriture était pensable? Produire son alimentation en allant dans le sens de la Nature n’est pas un retour en arrière, c’est peut-être même tout le contraire : redevenons cueilleurs! Sans forcément apporter toutes les réponse à la faim dans le monde, la forêt-jardin est un nouveau paradigme agricole qui a toute sa place dans nos problématiques actuelles. Voici une partie des modules que je donne sur la forêt-jardin lors de cours certifiés de permaculture. Ils sont hautement perfectibles mais ont l’intérêt d’exister, et sont maintenant disponibles pour tout le monde. […]

20 avril 2013|Mots-clés: , , , , |17 Commentaires

Une désobéissance qui porte ses fruits: Guerrilla Grafters cultive des vergers clandestins

Un article piqué sur smartplanet qui a  l’intérêt de porter à la connaissance du grand public une idée particulièrement intéressante, dans la veine de la guerrilla gardening (jardinière) mise en lumière par les médiatiques seed bombs (bombes de graînes). Cette guerrilla des greffeurs amène une nouvelle pierre à l’édifice de la réappropriation et de la transformation des espaces publics en lieux nourriciers. En effet quoi de plus simple que la greffe (incrustation, couronne, fente, anglaise) pour transformer un arbre ou arbuste peu intéressant (enfin joli 1 semaine par an, lors de la floraison) en un fruitier productif au coeur de la cité. Bien sûr, il y a des règles. Elles sont simples et j’essaierais de les détailler sommairement en fin d’article… […]

La cuvette de plantation « autonome »

Pour continuer dans la suite de « la permaculture, une question de principes », et du jardin-mandala… Nous avions décidé, toujours avec la glorieuse équipe de Genève en transition, de planter moultes fruitiers sur ce beau terrain de Mies (attention, site internet qui pique les yeux). En général on peut faire un trou, mettre l’arbre dedans (enfin les racines), reboucher et pouf, c’est fini. Mais ça, c’était avant. […]

5 avril 2012|Mots-clés: , , , , |9 Commentaires

De l’air pour nos vieux fruitiers!

Je vis dans une région qui était autrefois couverte de pommiers. Les champs étaient quasiment tous des prés-vergers et la production des fruits était une richesse inestimable dans ce pays (autrefois) pauvre : pommes à couteaux, à cuire, de garde, compote pour l’hiver, jus de pomme, cidre, vinaigre, gnôle (de pomme ou de « pitain », résidu de presse), nourriture pour les cochons. La plupart des maisons avaient leur pressoir et leurs arbres étaient une vraie richesse. Le désintérêt et le prix du mètre carré ont fait disparaître une tradition séculaire en quelques dizaines d’années. Dévorées par les zones pavillonnaires, les routes, rocades, ZIEC, ZAC, ZUP et autres bubons asphaltophiles, le non renouvellement des arbres  et leur non-entretien les ont fait pratiquement tous disparaître. Or, il suffit parfois de peu de choses pour conserver voire sauver ce patrimoine et en même temps obtenir toujours une belle production. Ces arbres sont le résultat de sélections séculaire et de proximité intimes avec des générations d’humains qui les ont qui les ont plantés, greffés, soignés. Parce que le patrimoine de l’Humanité c’est aussi cela. Voici quelques grandes règles à respecter pour garder en bonne santé le plus longtemps possible les pommiers de pappy. […]