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Des nouvelles de Prise de Terre et des Escuroux !

20 mai 2019|

Il y a bien longtemps que je ne me suis adonné à cet exercice de nouvelles fraîches. Et pour cause! 2017 fut une année difficile à bien des titres. Elle a mis un coup de frein à tous les projets, gelé sur place plantations et structures en cours et bien calmé le rythme des formations et publications. Le temps fait lentement son œuvre et, implacable, la Vie continue. Les arbres poussent, la Terre s’enrichit, la biodiversité végétale s’installe et s’épanouit, et les oiseaux sont toujours plus nombreux tous les ans. De même, certaines rencontres redonnent le soleil au cœur et l’envie d’avancer, coûte que coûte. C’est donc cette nouvelle étape pour moi, nous, la ferme des Escuroux et Prise de Terre que je vais conter ici. Sans faire table rase du passé, mais en repartant avec un regard neuf sur un futur qui prend racines et corps! […]

Un PDC pour préparer l’effondrement?

25 avril 2019|

En partenariat avec Yggdrasil, le dernier magazine avant la fin du monde, nous proposons en 2020 (du 17 au 30 août), un cours de design en permaculture orienté "effondrement ET résilience. En osmose avec nos valeurs et les celles du magazine, ce PDC contiendra les bases générales du référentiel mais sera coloré de cette thématique. Un jour supplémentaire sera organisé autour de l'"après". L'équipe d'Yggdrasil nous fera le plaisir d'être des nôtres dans cette aventure! Lire le manifeste d'Yggdrasil "Plutôt que de survivre en restant isolés, nous choisissons de vivre, c’est-à-dire de relever le défi de s’organiser, d’aller vers l’autre, [...]

Vers une agriculture du carbone

3 avril 2019|

Dans la lignée des thématiques mainstream en vogue, l’écologie climato-centrée a la part belle. Pour lutter contre le dérèglement climatique, on nous vend que toutes les initiatives se valent, tous ensemble pour le climat ! Oui, mais le péquin moyen, urbain et surtout s’il est pauvre, n’a pas grand-chose à faire à part regarder l’eau monter… Une fois de plus, les principaux responsables, figures sans visages du « système » (voir les mécènes de la COP21) profitent de cette occasion pour se refaire une image verte (avec une feuille sur le logo en haut à droite) et certains de tenter de nous vendre de fausses solutions technologiques à des problèmes technologiques. Histoire de manger encore sur le mort… Mais comme dit Bill Mollison, co-père de la permaculture,  « Alors que les problèmes du monde sont de plus en plus compliqués, leurs solutions sont honteusement simples ». Solutions ? Une fois de plus la sobriété, ce qui ne plaira pas aux mécènes cités plus haut. Et puis il s’agit de savoir d’où vient ce carbone qui met le bazar sur notre planète… dans tous les cas de figures, il vient de sous nos pieds. Au sens strict, l’agriculture produit 10% à 12% des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’origine humaine. Mais, si l’on inclut la déforestation des forêts tropicales (notamment pour produire de l’huile de palme ou du soja) ou l’urbanisation (artificialisation et perte des terres agricoles), ce chiffre grimpe jusqu’à 24%, selon le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Un quart des émissions de gaz à effet de serre ! alors que le terme «agriculture» ne figure qu’une seule fois dans le texte de négociations pour la COP21 de Paris validé à Genève en février 2015 ! Dans cette super conférence qui va sauver la planète, financée par ceux qui la détruisent, on fait donc l’impasse sur 1/4 du problème de fond. Heureusement, les solutions sont et restent honteusement simples, et en exclusivité, Prise de Terre va vous dire comment sauver le monde. […]

Une monnaie permaculturelle?

7 mars 2019|

« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. » Henri Ford   Nous allons continuer notre exploration des différentes « pétales » de la fleur de la permaculture avec une halte inattendue dans le champs économique. Nous le savons, dans un système global, on ne peut isoler les éléments les uns des autres : ils sont inter-reliés. Certains de ces liens sont étroits et bien connus, par exemple, notre mode de consommation et notre impact sur la biosphère (déchets, destruction des écosystèmes, etc). D’autres sont plus flous et indirects, alors qu’ils ont une influence prédominante sur tout le reste. […]

Permaculture et effondrement : c’est la Butte finale

13 novembre 2018|

  « Dieu se rit des Hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », Bossuet « En toute chose, c’est la fin qui est essentielle. » Aristote Il y a quelques années, j’avais écrit un article (c’était l’époque où je faisais des articles courts, profitez-en) sur une vidéo de Geoff Lawton vendant ses formations en permaculture en mode survivaliste badass. Je ne critiquais pas tant le fond que la forme. Aujourd’hui, je vais m’attaquer au fond. Il est étonnant que ce sujet, il y a peu relégué aux poubelles d’internet, soit devenu mainstream depuis cet été. L’effondrement systémique global (car il s’agit de lui) s’invite dans les médias, fait parler de lui. Même le premier sinistre et son ministre de l’écologie en discutent tranquillement. Que s’est-il passé? La parution du livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens « Comment tout peut s’effondrer » a ouvert la voie à la « collapsologie », c’est à dire « l’étude de l’effondrement de la société industrielle » et a mis un nom, un concept derrière ce que nous sommes nombreux a ressentir et ce que beaucoup de chercheurs, écologistes, économistes envisagent et documentent depuis des dizaines d’années voire plus. Des statistiques épouvantables sur l’état de la biosphère sont apparues dernièrement (1/3 des oiseaux ont disparus depuis 30 ans dans nos campagnes ainsi que 80% des insectes, 32% des vertébrés terrestres sont en déclin, etc) qui corroborent des observations climatique surréalistes : records de chaleurs absolus en Europe du Nord, Afrique, incendies terribles en Californie, Norvège, sècheresse globale etc… A cela il faut rajouter la perspective de la fin des énergies pétrolières bon marché, des incertitudes (euphémisme) géopolitiques (migrations massives dues aux guerres, à la montée inexorable des océans), de l’imminence d’une crise économique sans précédent, etc, ETC! Je ne saurais que trop vous conseiller les livres, conférences et entretiens de Pablo Servigne, Vincent Mignerot et Gaël Giraud (pour ne citer qu’eux). Quel rapport avec la permaculture, me direz-vous? D’abord merci de la question. Je vais vous expliquer pourquoi la permaculture est née de ce sombre constat il y à bientôt 50 ans. Je vais vous expliquer pourquoi la mettre en place de façon systématique depuis le début aurais pu nous sauver de la cata ultime. Je vais aussi vous expliquer pourquoi finalement, l’heure de la permaculture viendra sans doute après, et comment elle peut va devenir la base d’une société humaine durable post-effondrement. […]