­

Les fixateurs d’azote en permaculture

4 juin 2016|

Dans un système en permaculture durable et résilient, chaque élément doit avoir plusieurs fonctions. Une des fonctions fondamentales au bon fonctionnement d’un écosystème (cultivé ou naturel) est celle de fixateur d’azote. Pour plus d’infos sur les guildes voir ici et ici. Kesako? Certaines plantes, dont en particulier la famille des légumineuses (fabacées), ont la particularité de fixer l’azote atmosphérique par le biais de symbiose avec des bactéries (rhizobium) situées dans leurs racines : c’est ce qu’on appelle des nodosités. Et l’azote, c’est un peu le carburant des plantes et de la photosynthèse en général, il a un rôle clé dans le métabolisme et la croissance. Ces plantes rendent biodisponible cet azote pour les autres à la faveur d’une taille ou de leur mort, voici donc l’alternative toute trouvée pour les engrais azotés et les effluents d’élevage. Le tissu conducteur apporte à la nodosité les glucides et autres substances organiques nécessaires au métabolisme cellulaire. Il transporte aussi les composés azotés produits dans la nodosité vers le cylindre central, qui les distribuera dans toute la plante.  […]

10 choses à faire cet hiver au jardin!

5 janvier 2016|

Ce moment de calme, de ressourcement, où le jardin apparaît sous un tout autre jour. Cette époque où le temps est différent : les jours sont pourtant les plus courts mais l’on n’est pas pressé, libéré d’une Nature vigoureuse et difficile à tenir. Les sons sont rares, la Vie calme et reposée, les allées et venues sont accompagnées de l’éternel compagnon du jardinier hivernal, j’ai nommé sieur Rouge-gorge. Alors oui, il fait froid. Statistiquement parlant, les températures sont plus basses en cette saison, c’est un fait. So what ? On s’habille bien et quand on bouge on n’a pas froid. Ça marche à tout les coups 🙂 Cette période est souvent négligée alors qu’elle est fondamentale et tellement… différente. Elle permet de prendre le temps d’affiner son système, de l’observer sous un œil nouveau et de prendre de l’avance sur le printemps et le reste de l’année. Voyons ensemble les tâches a effectuer cet hiver : […]

13 et 14 février : Concevoir sa forêt fruitière par le greffage « sauvage »

7 décembre 2015|

Nous vous proposons les 13 et 14 février 2 jours exceptionnels : une cession de formation sur la création de forêt-jardin orientée "sauvage" aura lieue sur le site de la ferme des Escuroux. La forêt-jardin (ou forêt fruitière ou jardin-forêt ou jardin-verger) est composée d’arbres fruitiers, d’arbustes et d’arbrisseaux à fruits, baies et coques ainsi que de légumes vivaces, tubercules, plantes aromatiques, couvre-sols, champignons, grimpantes comestibles, ce qui en fait potentiellement l’une des structures les plus productives/m² qui soit! Or, les porte-greffes de nos fruitiers modernes sont des variétés sélectionnées pour rendre les arbres plus faibles. Cela induit une mise [...]

Stage de taille douce le dimanche 31 janvier 2016

7 décembre 2015|

La taille des fruitiers fait partie des sujets à polémiques : il y a les pour, les contres, les prudents, les bûcherons et toute une séries de façon de tailler différentes. Nous vous proposons ici une méthode dite de taille douce (voir article), testée pour vous depuis des années et qui a fait ses preuves. Cette méthode respecte et suis la forme naturelle de l’arbre, sa physiologie, sa production fruitière. Elle est avant tout basée sur des principes simples et de l’observation. Elle permet un travail en douceur, sans perturbations pour l'arbre et permet une mise à fruits importante et [...]

Transition permacole au jardin : épisode 1

16 novembre 2015|

Ceci est l’histoire d’un jardin et surtout d’une jardinière. Les années s’écoulent paisiblement dans ce petit havre de paix du sud de la châtaigneraie cantalienne. Le potager familial, accompagné de son comparse le verger mènent leur vie de patachons, choyés qu’ils sont par une jardinière volontaire et travailleuse. Mais le temps est ingrat et les mains de la jardinière la font de plus en plus souffrir, le plaisir du jardin devenant travail avant de terminer corvée. Les herbes indésirables et bien avisées se font un malin plaisir à pousser de plus belle. Les tontes se faisant également plus rares, elles en deviennent longues et harassantes. Les arbustes deviennent vite trop haut, trop durs à tailler pour ces mains fatiguées… Les potagers à l’ancienne, et je parle des années 70/80/90, sont des copiés-collés de l’agriculture de cette époque : intensive, interventionniste, chimique. Ma foi forts productifs mais au prix d’une dépense en eau, énergétique, pétrolière et chimique bien lourde à supporter. Et je n’ai pas parlé de la pollution… Les temps changent, les mœurs se transforment et les priorités évoluent. Je vous propose un exemple concret de transition d’un système classique vers un système nourricier beaucoup plus rentable en terme d’énergie injectée/énergie récoltée. Un jardin plus simple, moins fastidieux, limitant au maximum les interventions. Un outil de production efficace tirant sa plus-value des synergies mises en places grâce à la conception, un système quasi autonome et ne produisant aucuns déchets. […]