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La permaculture :

Ques aquo ?

L’origine de ce qu’on appelle la permaculture remonte au Néolithique, aux origines de l’agriculture. C’est ce qu’on appelait le bon sens, à une époque où l’humain vivait avec / grâce à / et de la Nature sans autre énergie que celle de ses bras, de son intelligence et de la connaissance de son milieu. La vision judéo-chrétienne plaçant l'humain au-dessus de tout, puis mécaniste des Lumières accentuant la dichotomie Nature/Culture, additionnée d'un capitalisme forcené comptant l'environnement comme une ressource minière inépuisable, nous amène désormais au bout du chemin. L'une des solutions, si ce n'est LA solution est pourtant sous nos yeux.

Génèse

Officiellement, c’est Masanobu Fukuoka dans les années 40 qui a posé le premier les bases d'une agriculture sauvage. L’observation (toujours), la non-discrimination et la volonté d’intervenir le moins possible dans un environnement le plus en harmonie possible résume de manière exhaustive sa philosophie.

Dans les années 70, la 2ème crise pétrolière touche la planète, et des questionnements comme le poids du pétrole dans notre société, la pollution, la durabilité même de notre civilisation viennent pour la première fois sur le devant de la scène. Le concept en tant que tel de permaculture a été développé en Tasmanie par Bill Mollison et David Holmgren, reprenant la vision de Fukuoka et l’élargissant à des situations modernes et occidentales.

Le mot "Permaculture" vient de « permanent agriculture » pour une agriculture soutenable (base de la civilisation), mais a été ensuite élargi à « permanent culture/culture de la permanence » tant la notion de durabilité en est l'essence : agrosystèmes, énergies, mode de gouvernance. Car il s'agit bien de créer des écosystèmes humains durables dans le temps, s’inspirant du fonctionnement de la Nature (un laboratoire de R&D qui a quelques milliards d'année de recul...), des sociétés traditionnelles, dont certaines sont antédiluviennes, ainsi que des dernières avancées scientifiques et techniques : agronomie, biologie, botanique, climatologie...

On est loin de la butte avec de la paille...

Une méthode de conception (éco)systémique

C’est avant tout une philosophie, une vision qui s'appuie sur un ensemble de principes fort. Une méthode d’aménagement de systèmes agricoles et d’habitats humains ensuite, basée sur des relations d’équilibre et d’échanges comme il en existe dans la Nature. On va parler aussi « d’écosystèmes cultivés » pour des parcelles vivrières, mais aussi "d'écosystèmes humains" car la conception en permaculture vaut aussi pour les homo sapiens, qui ont bien besoin de recréer des liens !

C’est une vision holistique, globale et systémique d’un aménagement, où l’on prend en compte les interrelations comme composantes fondamentales de la durabilité d’un système. "Le tout est supérieur à la somme des parties" serait la devise de la Permaculture tant la création de liens, de synergies est la clé de voûte et le gage d'un système équilibré, productif et durable.

Mais elle n'est pas exclusive : agroécologie, agroforesterie, autonomie énergétique, gouvernance horizontale, écoconstruction etc sont complémentaires et nécessaires avec l'objectif de la permaculture.

Dans une optique de raréfaction des ressources pétrolières et minérales (prévue au niveau mondial à partir de cette décennie), d'effondrement de la biodiversité, de pollution généralisée et de changement climatique de plus en plus rapide, nourrir une Humanité toujours croissante devient un challenge titanesque. Mais comme disait Bill Mollison :

"si les problèmes de ce temps sont incroyablement complexes, les solutions sont, elles, ridiculeusement simples".

Nous vous proposons de comprendre, de savoir, d'expérimenter la permaculture, dans tous ses aspects et champs d'applications.

Pour pouvoir enfin réintroduire l'Humain dans son milieu naturel.