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Restitutions de la journée « maraîchage sur sol vivant » du 4 décembre 2012

Organisée par l’association « jardinons sol vivant » de Gilles Domenech et « Gaia Consulting » de Caroline Hebert, cette journée qui s’est tenue à Auch a rassemblé près de 250 personnes. Un vrai succès pour une vraie demande de la part de porteurs de projets, de chercheurs, de maraîchers à aller vers des techniques respectueuses de la vie du sol. Un magnifique moment d’échange également, ainsi qu’une mise en réseau pour continuer sur la lancée féconde de cette journée. L’agriculture de demain s’ébauche aujourd’hui, une agriculture respectueuse de la vie du sol, à faibles besoins énergétiques, non polluante, locale, résiliente et qui laisse le sol toujours plus riche et plus fertile. Je vous laisse donc avec la restitution que j’ai directement pompée sans aucuns scrupules sur le site de Gaia Consulting. Il y a beaucoup de ressources documentaires (pdf, audio, video) ainsi que des interviews. Enjoy! […]

Du backyard pavillonnaire à un espace nourricier

Avec le Collectif Permaculture de Genève, nous nous sommes retrouvés en force un beau matin de mars chez Cinzia et Michel qui avaient émis le souhait de démarrer leur potager « en permaculture ». Mais qu’est-ce à dire? avant de partir la bêche en avant pour retourner tout le terrain, il m’a semblé bon de savoir un peu de quoi on parle… Et ce qu’un jardin en permaculture signifie. Retour sur les bases donc pendant un bon moment : qu’est-ce que la permaculture pour les personnes présentes? Petit tour de table pour en arriver à la  conclusion que, non, la permaculture ce n’est pas simplement faire des buttes ou mélanger les légumes et les fleurs! Après une succinte présentation de la permaculture comme une Vision > des Principes > des Techniques, j’ai achevé tout le monde en leur proposant en silence une visite intuitive et sensorielle du jardin. Les bêches furent définitivement rangées. […]

La permaculture, une question de principes

Je fait souvent attention aux amalgames et abus de langages concernant le concept de permaculture et sa traduction « in situ ».  Je la conçois avant tout en tant que vision globale et systémique, une éthique qui débouche sur des principes forts. De ces principes ensuite découlent des techniques adaptées. On dit que science sans conscience n’est que ruine de l’âme, s’agissant de permaculture il n’y a pas mort d’homme tout de même, néanmoins réduire la permaculture à quelques techniques de jardinage sur buttes me paraît vraiment très réducteur… Alors, perma ou pas perma? Heureusement les bases et le cadre sont posés, par David Holmgren et par Bill Mollison.Ce n’est pas que j’ai besoin personnellement d’un cadre, mais ce concept étant assez global pour être mis à toutes les sauces, ces petits jalons me sont souvent d’une grande aide. Intégrer les différents principes de la permaculture devient une gymnastique presque quotidienne qui finit par modifier considérablement la vision du monde et notre implication dans celui-ci. Je suis parfois surpris des résultats auxquels m’amène ces quelques principes de bon sens et de simplicité. Voici un modeste exemple d’application de ces bons mots. […]

9 mars 2012|Mots-clés: , , , |5 Commentaires

Tribute to the buttes

C’était facile mais encore fallait-il oser le faire… Je me permets de poster ici 5 vidéos de Richard Wallner issues d’ un de ses cours sur la culture en buttes. Techniques qu’il met au point et perfectionne depuis des années dans sa ferme expérimentale en charente. C’est une bonne base pour commencer ou se perfectionner dans ce type de culture novateur et encore peu connu, respectueux de la vie du sol et des plantes. […]

Attention tartuffes : L’Agriculture Ecologiquement Intensive

C’est intensif, oui mais écologique. C’est nouveau, ça vient de sortir. Ils arrivent en précurseurs, ils ne sont que des récupérateurs. Rien à voir avec l’intérêt général, ils sont au services des mêmes qui posent problèmes depuis des années. Issus du Grenelle de l’environnement, ils sont là pour récupérer des morceaux, les éplucher et les rendre bankables auprès du système agro-industriel. Leurs sponsors? Système U, John Deere, l’ESA, le Crédit Agricole et diverses boîtes vendant des technologies vertes. Des philanthropes vous dis-je. Nouvelle Agriculture (TM), Agriculture Ecologiquement Intensive (TM), ces tartes à la crème copyrightées « développement durable » en agriculture, vont sauver la planète de la famine et de la pollution. Pierre Rabhi à côté n’est qu’un boyscout. Dans leur manifeste, tout est très louable et on se sent enveloppé d’optimisme et d’allégresse pour la pachamama. On entend même parler de vie du sol, culture sans labour, économie d’eau, biodiversité. Joie. Mais la ficelle est épaisse . […]

Le jour où on a tué les paysans

En ce jour du 28/11/2011, une poignée de députés (moins d’une vingtaine) ont voté la mort programmée de la paysannerie et de centaines de siècles de co-évolution avec les semences fermières.  La « Loi sur les Certificats d’Obtention Végétale » ne reconnaît le droit d’utiliser les semences de ferme (reproduites et sélectionnées sur place) que pour 21 espèces, renforçant l’interdiction sur les autres semences  pour les cultures intermédiaires, les légumes, le soja. Ce qui va à l’encontre même de l’idée de sélection et de biodiversité. Notre gouvernement élu démocratiquement vient de mettre fin (faim?) à notre souveraineté alimentaire. Ça n’arrive pas qu’aux pays du Sud. […]

S’en sortir entre le bio, l’agroécologie et la permaculture

Un petit récapitulatif m’a semblé judicieux tant ces définitions peuvent être floues et mouvantes. Ces sujets sont ouverts à polémiques et à précisions. Les commentaires sont ici pour ça. […]

9 novembre 2011|Mots-clés: , , , |7 Commentaires

Droit aux buttes

On les voit fleurir un peu partout, elles représentent une vraie révolution dans notre relation au sol et notre façon de cultiver. Symboles par excellence de l’agroécologie mais surtout de la permaculture (avec la poule), elles n’en sont pourtant qu’un élément parmi d’autres. La butte de permaculture représentent l’antithèse du jardin à la papa : un espace riche et vivant, résistant à la sécheresse, à l’excès de pluie, un espace multidimensionnel extrêmement productif qui peut même être auto-fertile. L’observation et l’imitation de la Nature nous ouvre de nouvelles portes délivrées du travail du sol, des intrants chimiques et du pétrole, pour une agriculture non plate, non linéaire, vivante et qui crée de la fertilité. Explications. […]

Un peu de sang dans le réservoir

Ce blog n’a pas vocation à traiter de tels thèmes. Simplement, j’ai souhaité faire part d’une consternation quand à l’impunité et la normalité de pratiques actuelles envers les populations du sud. J’ai également souhaité partager les informations que j’ai apprises en explorant le sujet d’un peu plus près. Je cherchais l’autre jour des graines en grosses quantités pour faire un graaaand jardin et éventuellement en stocker pour peu que la bise souffle un peu plus l’année prochaine. Je ne m’attendais pas à tomber sur ça : N°***** :  terre en Egypte terre en Egypte Recherche partenaire pour s’associer au lancement d’une gigantesque exploitation de jatropha curcas dans le sud de l Egypte Assouan en HAute EGYPTE. assez urgent car il ne manque pas beaucoup pour le demarage… Quantité : plus de 100 000 hectare Annonce enregistrée le 18/07/2011 dans la rubrique « horticulture plante biocarburant » Décortiquons un peu tout ceci pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette annonce d’apparence anodine. […]

Terra Vitae : la permaculture appliquée à l’échelle d’une ferme

Au sortir de la guerre, il a fallu augmenter la production agricole pour nourrir le monde. C’est un fait. Mais il a fallu aussi recycler les chars, et écouler les produits chimiques utilisés pour les bombes et les gaz toxiques et nourrir toute une industrie héritée des heures sombres de l’ Histoire. Dans les années 30, la majorité des français est majoritairement rurale et paysanne, dès 1948, le plan Marshall amène l’aide financière et industrielle pour transformer profondément le paysage rural français Mais il change également profondément l’échelle des valeurs : si le paysan se nourrissait et distribuait les surplus, l’exploitant agricole doit lui nourrir le pays et apporter des devises. « L’or est le pétrole vert de la France » comme disait en son temps le rural VGE. Vous apprécierez le délicieux glissement sémantique qui transforme « l’habitant d’un pays » en « exploiteur »… […]